Dans un communiqué sanctionnant les travaux d’une réunion tenue le 31 mars 2025 sur la situation dans ce pays, le CPS s’est déclaré gravement préoccupé par la détérioration rapide de la situation politique et sécuritaire en République du Soudan du Sud et par l’arrestation et la détention du Premier vice-président Riek Machar Teny, le 26 mars 2025 à Juba.
Le Conseil a appelé toutes les parties et tous les acteurs concernés à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de toute action susceptible d’exacerber les tensions et à privilégier le dialogue et la médiation pour résoudre les problèmes en suspens par des moyens pacifiques, afin de garantir un environnement favorable à la paix et au développement durables.
Il a aussi appelé à la libération immédiate et sans condition de Riek Machar Teny et de son épouse, et à veiller à la sécurité et à la santé du premier vice-président et de sa famille proche, soulignant que tout différend politique devrait être résolu par le dialogue dans le cadre des mécanismes prévus par l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud.
Le Conseil a aussi souligné que les récents événements survenus au Soudan du Sud ont un impact considérable sur les progrès accomplis en matière de consolidation de la paix dans le cadre de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud (R-ARCSS), signé le 12 septembre 2018, et menacent la paix, la sécurité et la stabilité déjà fragiles dans le pays et dans la région dans son ensemble.
Le CPS a souligné que l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud reste l’accord le plus viable et le plus pertinent pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation nationale en vue du règlement du conflit et a appelé les parties à l’Accord à en respecter l’esprit et la lettre et toutes les parties signataires et non signataires à s’engager à nouveau à en assurer la mise en œuvre intégrale, globale et sans condition.
Le Conseil a, en outre, demandé au Président de la Commission de l’UA d’envoyer d’urgence une délégation de haut niveau au Soudan du Sud, conduite par le Groupe des sages, pour échanger avec les parties concernées en vue de désamorcer les tensions, d’obtenir un cessez-le-feu et de mener une médiation entre les parties, afin d’assurer un retour au dialogue et de préserver le caractère sacré et l’intégrité de l’Accord revitalisé.
Il a aussi appelé le Comité ad hoc de haut niveau de l’UA (C5) sur le Soudan du Sud à continuer à mobiliser tous les acteurs dans ce pays pour soutenir les efforts de paix déployés par l’UA et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) afin de parvenir à la paix et à la stabilité durables dans le pays.
Le CPS a également appelé l’IGAD, les Nations unies (ONU) et la communauté internationale dans son ensemble à renforcer leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix et aux efforts plus larges en faveur de la stabilisation au Soudan du Sud.
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