Les données montrent que l’indice de production du secteur manufacturier s’est inscrit en hausse de 5,4% à fin 2024, après une augmentation de 2% un an auparavant, a-t-elle indiqué dans sa note de conjoncture du mois de mars 2025 (N°337).
Le secteur extractif a enregistré une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant, selon la DEPF
D’après les explications de la DEPF, « cette accélération de croissance fait suite à la bonne dynamique enregistrée au cours des quatre trimestres de l’année 2024, soit des performances de +5% au quatrième trimestre, de +9,2% au troisième trimestre, de +5,8% au deuxième trimestre et de +2% au premier trimestre 2024».
Il est important de noter que l’évolution observée au quatrième trimestre de l’année écoulée est justifiée essentiellement par le renforcement des indices de production de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (+12,5%), de l’industrie chimique (+6,6%), de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (+25,7%), de la fabrication de produits à base de tabac (+5,6%), des industries alimentaires (+2,4%) et de l’industrie pharmaceutique (+7,6%), comme l’a relevé la note de conjoncture.
Commentant les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier, la DEPF rappelle que ceux-ci font état d’une amélioration de l’activité au premier mois de 2025 par rapport au mois précédent. En conséquence, la production aurait connu une augmentation dans les branches de la « chimie et parachimie» et de « textile et cuir», a-t-elle ajouté.
Poursuivant son analyse, la Direction fait état, cependant, d’une stagnation dans le secteur de l’«agroalimentaire» et une diminution dans celui de la «mécanique et métallurgie» ; alors que les ventes auraient augmenté dans toutes les branches d’activité, hormis celle de la «mécanique et métallurgie» où elles auraient plutôt stagné.
A souligner également la stabilité du taux d’utilisation des capacités de production (TUC) à 78% en janvier 2025, niveau quasiment identique à celui observé l’année précédente (-0,2 point).
La DEPF attribue cette évolution à une hausse du TUC de 1 point au niveau de chacune des industries «agroalimentaire» et de «textile et cuir» et une quasi-stagnation pour celle de la « chimie et parachimie» ; alors que le TUC de l’industrie «mécanique et métallurgie» a reculé d’un point.
Dans sa note, la DEPF indique, en outre que « le secteur extractif a clôturé l’année 2024 avec une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant».
La même source justifie cette performance par des hausses de 28,6% au premier trimestre, de +29% au deuxième trimestre, de +22,4% au troisième trimestre et de +9,2% au quatrième trimestre 2024.
Composante importante du secteur extractif, la production de phosphate roche s’est raffermie de 24,5% au terme des onze premiers mois de 2024, contre une baisse de 10,8% un an plus tôt ; tandis que la production des dérivés de phosphates s’est, pour sa part, renforcée de 22%, après un retrait de 3,7% à fin novembre 2023.
Toujours selon le document, « au premier mois de 2025, le chiffre d’affaires à l’export des phosphates et dérivés a atteint 5,6 milliards de dirhams, en contraction de 10,7% après une hausse de 17,9% un an auparavant», suite au recul des expéditions de phosphate brut de 36% et de ses dérivés de 7,6%.
La DEPF note, en revanche, le raffermissement des ventes à l’étranger des autres extractions minières de 21,2% à fin janvier 2025, après un repli de 24,4% un an auparavant.
S’agissant de la production de l’énergie électrique, au niveau national, elle a augmenté de 6,7% au terme du premier mois de 2025, après une amélioration de 9,4% un an plus tôt.
«Cette progression a été tirée par un accroissement de la production privée d’électricité de 9,6% et de celle de l’ONEE de 1,1%», selon les explications contenues dans la note qui fait, par ailleurs, état du recul de 3,5% de la production des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 au lieu d’une hausse de 31,5% à fin janvier 2024.
Principal baromètre de l’activité de construction, «les ventes de ciment ont continué de s’accroître significativement au cours des deux premiers mois de 2025, avec des performances de +11,5% au mois de février et de +13,8% au mois de janvier 2025», a fait savoir la Direction. Et d’ajouter qu’au total, les ventes de ciment se sont raffermies de 12,6% au titre des deux premiers mois de 2025, après une hausse de 7,5% un an auparavant.
Alain Bouithy
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