Intervenant mercredi lors d’une séance publique du CPS tenue en mode hybride sur « les crimes de haine et la lutte contre l’idéologie du génocide en Afrique et commémoration du 31e anniversaire du génocide contre les Tutsis au Rwanda », l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi a souligné que le Maroc mène une lutte multidimensionnelle contre les discours de haine, alliant cadre juridique, promotion des valeurs de tolérance et action institutionnelle, relevant que sur le plan national, la Constitution consacre la diversité comme richesse nationale, de même que des lois spécifiques répriment les discriminations.
Des institutions comme la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains renforcent cet engagement par un travail de fond, à travers le continent, contre la radicalisation et les idéologies extrémistes, a-t-il rappelé, notant que sur le plan international, le Royaume ne ménage aucun effort dans la promotion d’un ordre mondial apaisé, notamment, à travers des initiatives structurantes dont la proclamation, par l’ONU, en juillet 2021, à l’initiative du Maroc, de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, qui coïncide avec le 18 juin de chaque année.
Il s’agit aussi de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 juillet 2023, d’une résolution présentée par le Maroc contre l’autodafé du Saint Coran et le discours de haine, a-t-il dit, ajoutant que cette résolution « déplore tous les actes de violence visant des personnes en raison de leur religion ou de leurs convictions, constituant ainsi, une violation du droit international’’.
M. Arrouchi a en outre affirmé que fort d’une symbiose interreligieuse, d’un héritage civilisationnel millénaire et d’un enracinement culturel profond, le Royaume incarne depuis des générations un modèle exceptionnel de coexistence pacifique, soulignant que terre d’accueil historique pour les communautés juives, chrétiennes et musulmanes, le Maroc a érigé le respect de l’altérité en pilier fondamental de son identité nationale.
Loin d’être un simple idéal, la tolérance marocaine se vit au quotidien à travers des institutions séculaires et des pratiques sociales ancrées, faisant du Royaume un phare de dialogue interculturel et un pont naturel entre les civilisations, a-t-il fait observer.
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