Le caftan, ambassadeur de la mode et de l’artisanat marocains à Séville

Le caftan, ambassadeur de la mode et de l’artisanat marocains à Séville
Anwarpress FR vendredi 21 novembre 2025 - 15:00
Véritables emblèmes de l’élégance et du savoir-faire marocains, le caftan et la haute couture du Royaume ont été mis à l’honneur à Séville le temps d’un double défilé d’exception, organisé lundi et mercredi au Pavillon Hassan II. L’événement a célébré avec éclat la richesse du patrimoine vestimentaire marocain et le talent incomparable de ses maîtres artisans.

Organisé dans le cadre de la semaine culturelle « We Love Morocco », à l’initiative de la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée et du Secrétariat d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, ce rendez-vous a permis à une belle brochette de créateurs marocains de mettre en avant l’élégance intemporelle du caftan, pièce maîtresse de l’identité vestimentaire marocaine.

Montée en partenariat notamment avec la Chambre de l’Artisanat de Rabat-Salé-Kénitra et la Junta de Andalucía, cette manifestation a offert au public l’occasion d’admirer le savoir-faire d’artisans d’exception et de découvrir les dernières créations de stylistes marocains, empreintes de raffinement et inspirées d’un héritage séculaire.

Une riche collection de modèles somptueusement ornés – broderies minutieuses, velours profonds, soies précieuses, motifs traditionnels, perles et pierres délicates – a ainsi été dévoilée en présence du Conseiller de Sa Majesté le Roi, André Azoulay, de l’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, de la vice-ministre andalouse de la Culture et des Sports, Macarena O’Neill, de la directrice générale de la Fondation Trois Cultures, Mar Ahumada Sánchez, ainsi que de la consule générale du Royaume à Séville, Dounia Dlirou.

Plus qu’un simple défilé, l’événement a constitué un vibrant hommage au patrimoine du Royaume. Chaque caftan, œuvre textile unique façonnée par des gestes hérités, raconte une histoire : celles des traditions de Fès, des brocarts andalous, du savoir-faire des artisans juifs du mellah, des tenues sahariennes et des costumes amazighs aux couleurs éclatantes.

Les techniques raffinées, dont la broderie à la main avec des perles, des paillettes et des fils dorés, le zwak maâlem et perlage, et les superpositions de sfifa, dénotent un univers singulier où l’élégance se conjugue à la spiritualité et à l’identité culturelle.

Les stylistes de renom – Hind Lamtiri, Imane Tadlaoui, Fatima Zahra Khanne, Houda Larini, Leila Hadioui et Yassine Morabite – ont présenté des pièces d’une grande créativité, véritables œuvres d’art saluées par un public nombreux composé de professionnels de la haute couture et d’admirateurs du caftan marocain, dont la renommée dépasse largement les frontières.

Événement phare de « We Love Morocco », ce double défilé a mis en avant « la finesse et le raffinement des créations marocaines, reflet d’une culture et d’un savoir-faire ancestraux », a souligné la directrice générale de la Fondation Trois Cultures dans une déclaration à la MAP.
« C’est l’occasion de faire découvrir au public sévillan un caftan porteur d’identité, de tradition et de modernité, symbole d’un talent créatif incomparable », a-t-elle ajouté.

La vice-ministre andalouse de la Culture s’est, pour sa part, dite émerveillée par « l’élégance et la beauté d’un patrimoine vestimentaire ancestral » ainsi que par « la maîtrise remarquable des artisans et couturiers marocains ».

« Les tenues que nous avons vues aujourd’hui, avec leurs broderies délicates, leur richesse textile et le soin qui les caractérise, transmettent tradition et identité… C’était splendide », a-t-elle affirmé, estimant que les créations reflètent « un Maroc moderne, en pleine évolution, mais fidèle à son essence ».

Organisée chaque année par la Fondation Trois Cultures en collaboration avec plusieurs acteurs institutionnels, « We Love Morocco » offre une vitrine privilégiée au Maroc à travers une programmation riche et variée. Elle ambitionne de mettre en lumière la diversité culturelle du Royaume et de renforcer les ponts entre les deux rives de la Méditerranée.


Bouillon de culture
Jafar Panahi
           
Los Angeles, New York, Seattle… Après des années sans pouvoir sortir d’Iran, Jafar Panahi savoure sa tournée aux Etats-Unis ces dernières semaines, pour promouvoir son film « Un simple accident », Palme d’or à Cannes et choisi pour représenter la France aux Oscars.
« Pourquoi ne serais-je pas heureux ? Mon film a été sélectionné au final », sourit le cinéaste multiprimé, dont l’oeuvre est largement pressentie pour être nominée dans la catégorie du meilleur film international.
Réalisé clandestinement, son long-métrage, où un tortionnaire de la République islamique se retrouve aux mains de ses anciens prisonniers, a failli ne jamais aboutir. Le tournage a été interrompu par la police, avant d’être bouclé à la va-vite quelques semaines plus tard.
La post-production, confiée à une société française, a permis à Paris de propulser « Un simple accident » dans la course aux Oscars.
Mais à 65 ans, le cinéaste dissident aimerait que les règles de l’Académie changent, pour permettre aux artistes iraniens censurés par Téhéran de représenter leur patrie.
En concourant aux Oscars, « je voulais vraiment que ce soit pour mon propre pays. Mais lorsqu’une société est oppressée, certaines difficultés surgissent », confie-t-il à l’AFP en farsi, lors d’un entretien avec une traductrice à Los Angeles.
Le problème est loin d’être nouveau: là où les festivals de Cannes, Venise ou Berlin sélectionnent eux-mêmes des films des quatre coins du monde en fonction de leur qualité artistique, les Oscars exigent que les autorités de chaque pays présentent un candidat pour la statuette du meilleur film international.


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