Gaza. 16 morts dans une école abritant des déplacés et gérée par l'ONU

Le Hamas a annoncé que 16 personnes avaient été tuées samedi dans une frappe israélienne sur une école abritant des déplacés et gérée par l’ONU dans la bande de Gaza, l’armée israélienne disant avoir visé des « terroristes ».

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, qui a dénoncé un « massacre odieux », a précisé que 50 personnes avaient également été blessées dans cette école du camp de Nousseirat (centre) et transférées vers l’hôpital des martyrs d’Al Aqsa.
Le mouvement palestinien a dénoncé dans un communiqué « un bombardement brutal » sur « des milliers de civils déplacés sans défense ».

Sollicitée par l’AFP, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a indiqué ne pas disposer de toutes les informations dans l’immédiat mais précisé que plus la moitié de ses infrastructures avaient été touchées depuis le début de la guerre.

« Au moins 500 personnes abritées dans ces infrastructures ont en conséquence été tuées, dont de nombreuses femmes et de nombreux enfants », a indiqué un porte-parole à l’AFP.

L’agence avait indiqué que deux de ses employés avaient été tués plus tôt samedi à Al-Bureij (centre) tandis que des secouristes avaient fait état de 10 morts dont trois journalistes locaux dans une frappe aérienne contre une maison dans le camp de Nousseirat.

« Des éclats d’obus me sont parvenus quand j’étais dans une classe, les enfants ont été blessés », a témoigné auprès de l’AFP Samah Abou Amsha, à l’école al-Jaouni. « Où devrions-nous aller? Nos enfants sont morts de peur ».
Un correspondant de l’AFP a vu des enfants apeurés pleurer et d’autres fouiller les décombres.

« Il n’y a absolument aucun endroit sûr dans la bande de Gaza », a réagi le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, dénonçant « un nouveau massacre de l’occupation israélienne ».

Alors que la guerre à Gaza entre dans son 10e mois, les efforts diplomatiques ont été relancés en vue d’un cessez-le-feu.